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Situation sanitaire en Moselle et modification du protocole national : les revirements et décisions du Ministère mettent en péril l’école

Alors que l’épidémie atteint un seuil critique , que les variants, anglais, sud africain voire brésilien, plus contagieux gagnent du terrain en particulier en MOSELLE, le ministère assouplit en catimini le protocole sanitaire et la conduite à tenir en cas de Covid et aucune décision n'est prise pour le département de la Moselle. Le SNUipp-FSU dénonce la mise en danger des élèves, des personnels et des familles.

Mis en ligne le - Mis à jour il y a 8 jours

Le communiqué de la FSU Moselle
Depuis le début de la semaine les annonces de fermetures dans les écoles, les collèges et les lycées du département de la Moselle s’enchaînent et se multiplient. Chacun se demande si l’on pourra « tenir » jusqu’au début des vacances d’hiver.
Jeudi 11 février, les déclarations d’Olivier Véran, ministre de la Santé, alertant sur la dégradation de la situation sanitaire en Moselle ont provoqué une très forte inquiétude chez les personnels, les parents et les élèves du département.
Tout au long de la journée de vendredi, les élus locaux ont multiplié les annonces laissant entendre que la fermeture des écoles était inéluctable.
Pourtant, vendredi 12 février, le ministre choisit de ne pas décider ! Puis, au cours de la journée de samedi, le préfet de Moselle annonce qu’aucune fermeture des écoles n’est nécessaire...
Ainsi, alors qu’il reconnaît lui même qu’en Moselle tout indique que la circulation du virus et de ses différents variants est très active, le gouvernement a décidé que les écoles, les collèges et les lycées du département devraient rester ouverts. Il semble ainsi assumer de prendre des décisions qui apparaissent comme en décalage avec la réalité de la situation sanitaire du département.
De plus, hier soir, vendredi 12 février, alors que l’évolution du nombre de classes et établissement fermés confirment que le virus, et notamment les variants, circule davantage dans les établissements scolaires, le ministère de l’Éducation Nationale en conclut paradoxalement qu’il faut alléger le protocole et publie de nouvelles règles, plus souples, de fermeture de classes et d’isolement dans des situations de cas avérés et/ou cas contacts de variant britannique, sud africain ou brésilien.
Cette modification des règles nationales est incompréhensible. Désormais, la détermination des « cas contacts » se ferait au cas par cas et non plus de façon automatique. Les mesures d’isolement des élèves et des personnels ne seraient plus systématiques. Elles seraient aussi moins rapidement mises en œuvre car dépendante d’une analyse de la situation. Apparemment (aux dires du préfet), cela ne s’appliquerait pas pour notre département de la Moselle, affaire à suivre ...
Alors que la situation que traverse notre département requiert cohérence et lisibilité, une fois encore, le gouvernement tergiverse et « joue la montre ».
Certes, le maintien de l’ouverture des établissements scolaires évite de creuser davantage les inégalités scolaires, mais cela n’est possible qu’à condition de garantir la sécurité de tous, élèves et personnels, dans tous les établissements scolaires.