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Situation sanitaire, tests salivaires payants pour les enseignants , vaccination des personnels : De la crise sanitaire à la dé-prime salivaire !

L'avis et les revendications du SNUipp sur la situation sanitaire, les tests salivaires, la situations des petites écoles, le recrutements de contractuels, la vaccination. De toute urgence, tous les personnels volontaires doivent pouvoir être vaccinés.

Mis en ligne le - Mis à jour il y a 24 jours

Scruter les informations, lire la FAQ pour s’informer avant de l’être par la hiérarchie (ou pas), pour s’adapter au sein de l’école, répondre aux questions des parents, savoir s’organiser en cas de cas contact confirmé ou à risque … les missions dévolues aux équipes et en particulier aux directeurs-trices depuis un an ne cesse de s’accroître et à chaque nouvelle annonce. Pour autant nous avons encore et toujours la désagréable impression que la réflexion sur le qui, quand, quoi et comment se met en place à posteriori.

Ainsi il a été question dans la bouche de notre ministre, d’un accès prioritaire à la vaccination (après d’autres catégories) pour les personnels de l’Education Nationale puis finalement nous serions vaccinés en même temps que le reste de la population et selon les dernières annonces du président une vaccination pour la mi-avril serait envisagée. Les équipes à l’instar du reste de la population sont épuisés par ces changements incessants, ces ordres et contre-ordres, ces affichages, ces suspicions distillées par les médias. Au bout d’un an de pandémie, n’est-il pas temps pour plus de cohérence, de sérénité, de prise en compte des divers professionnels et de transparence dans les annonces et les chiffres publiés ?

Les tests salivaires

La rentrée des vacances d’hiver a été marquée par le déploiement des tests salivaires, annoncés en grande pompe par le ministère, avec de très hautes ambitions en termes de réalisations, qui ne seront bien sûr jamais atteintes ! Son entrée en vigueur dans les zones A et C, qui ont repris avant nous, a été plutôt chaotique. Les co-SG du SNUipp ont dû interpeller le ministère pour rappeler que les enseignants ne sont pas des soignants (la polyvalence a des limites !) et qu’ils n’étaient pas qualifiés pour réaliser ou superviser les tests salivaires. Grâce à ces interventions, les écoles de Moselle voient arriver des professionnels des laboratoires et des infirmiers.ères scolaires pour réaliser les dit-tests.
Pour autant, tout n’est pas réglé !
Les directions des écoles doivent organiser les passages des classes au sein des écoles, il faut collecter les documents d’autorisation auprès des familles et avant tout informer et expliquer à ces dernières les objectifs et les modalités de cette campagne. L’impact une fois de plus en terme de charge de travail n’est pas neutre. La désignation de ces écoles n’est définie par aucune règle, le choix semble laissé à l’appréciation de chaque rectorat ou direction académique. Les premiers essais ont démontré que saliver dans un tube relevait du défi pour les élèves de maternelle ou de CP ! Les écoles pour des raisons légitimes de confidentialité ne connaitront pas précisément quels seront les élèves positifs au test. Les parents devront informer les équipes. Tous ces éléments nous questionne sur cette campagne.
Cerise sur la gâteau, les enseignants ont eu la désagréable surprise de constater que s’ils passaient ce test salivaire, ils auraient un reste à charge d’un euro ! Un euro symbolique selon certains mais qui en dit long sur le manque de reconnaissance des équipes et la non-revalorisation des fonctionnaires.

La situation des petites écoles devant gérer des cas contact ou des cas confirmé s’est considérablement dégradée. La charge de travail des directeurs-trices qui sont aussi rappelons-le des enseignants-es en charge de classe met ces personnels sous tension. Quand leur situation sera-t-elle réellement prise en compte ? Quand leur charge de travail sera-t-elle concrètement allégée pour qu’ils/elles évitent d’avoir l’impression d’abandonner leurs élèves pour gérer au mieux le plus urgent dans un isolement assourdissant ?

La rentrée a également vu le retour des contractuel-les enseignant-es et d’AED dans les établissements, rappelés en catastrophe en fin de vacances (les contrats ayant été renouvelés à la reprise, les personnels n’ont pas été payés durant les congés).
Ces recrutements sont loin de couvrir les besoins et le manque d’attractivité des postes ne permet pas non plus de recruter à hauteur des besoins.
Le SNuipp-FSU continue de réclamer le recrutement massif de personnels sous emploi statutaire afin d’assurer le remplacement des personnels absents, les périodes de formation et de personnels spécialisés (Rased, psychologues, infirmières, médecins scolaires, médecins de prévention, personnels pour la cellule Covid …) pour répondre aux besoins des élèves et des équipes pendant la crise sanitaire.

L’avis du SNUipp-FSU

Pour le SNUipp-FSU, cet épisode illustre, à nouveau, le manque de personnels de soin et de santé au sein des écoles maternelles et élémentaires pourtant révélé au grand jour depuis le début de cette pandémie. Le ministère doit stopper cette fuite en avant et mettre à disposition des écoles les moyens humains nécessaires à la réalisation de ces tests. Il doit revoir urgemment et sérieusement le déploiement des tests pour le rendre efficace, lisible et coordonné. Cette campagne de tests doit permettre de mettre en place une surveillance épidémiologique avec une stratégie de dépistage de masse, entraînant des tests réguliers auprès des élèves comme de l’ensemble des personnels.
Vaccination des personnels, cas contacts, règle de fermeture de classes, tests salivaires, allégement des effectifs, aération, masques chirurgicaux… le gouvernement doit prendre des mesures fortes et protectrices pour permettre le maintien des écoles ouvertes sans qu’elles contribuent à une aggravation de la circulation épidémique.

De toute urgence, tous les personnels doivent pouvoir être vaccinés, et ce le plus rapidement possible, afin de ne pas mettre en péril la continuité du service public d’éducation et de permettre à tous les élèves de poursuivre leurs apprentissages en présentiel. Le SNUipp-FSU s’adresse solennellement au premier ministre pour l’exiger.