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Ecrire à ses parlementaires pour une école sécure

Le SNUipp-FSU propose une plateforme afin d'écrire aux parlementaires pour mettre en avant les besoins de l'école pour lutter contre le Covid : vaccination, tests massifs, aération, dotation de masques chirurgicaux, règles de fermeture et de définition des cas contacts…. sans oublier les moyens humains nécessaires.

Mis en ligne le - Mis à jour il y a 2 mois

Utiliser la plateforme pour écrire aux parlementaires

Quelques semaines après la reprise, les données montrent une présence relativement stabilisée du virus dans les écoles. Pour le SNUipp-FSU, la fermeture de classes dès le premier cas repéré reste une mesure indispensable de protection qui doit perdurer. D’autres mesures de prévention ( vaccination des enseignant.es, campagne de tests amplifiée, capteurs de CO2 et purificateurs d’air et recrutement de remplaçant.es...) doivent s’appliquer pour lutter contre la propagation de l’épidémie.

Maintenir la règle un cas = une fermeture

La règle de fermeture dès le premier cas de Covid appliquée est nécessaire, malgré ces conséquences, car elle permet de prévenir la propagation de contamination dans les écoles. Cette règle de protection doit durer tant que durera l’épidémie pour permettre d’y venir à bout et non pas être remise en cause comme le laisse entendre le ministre.

Ces semaines de reprise en présentiel auront également permis de démontrer, si c’était nécessaire, que les moyens de remplacement ne sont pas à la hauteur des besoins. De nombreuses classes ont dû ainsi fermer par manque de remplaçant-es. Les promesses de 5000 embauches sont loin d’être tenues, seulement 2200 contractuel-les ont pu être recruté-es depuis la rentrée de septembre.

La vaccination, maintenant !

Par ailleurs, d’autres mesures comme la vaccination prioritaire des personnels aurait pour effet de protéger les personnels eux-mêmes, et par extension les élèves et leurs familles, mais également de réduire les absences maladies liées au Covid. Il est plus qu’urgent que la priorité de vaccination des personnels tant de fois annoncée depuis janvier dernier devienne vraiment réalité pour toutes et tous !

La prévention par le biais de campagne de tests massives et régulières doit également s’amplifier. Seulement un peu plus de 200 000 tests ont ainsi été réalisés lors de la semaine de rentrée. Un nombre en recul par rapport aux 245 000 réalisés avant la coupure. Pour amplifier cette nécessaire détection du virus, le ministère doit ouvrir les possibilités d’autotests à tous les élèves, et dès le primaire comme le permet l’autorisation de la Haute autorité de santé qui valide une préconisation du conseil scientifique.

Une responsabilité ministérielle

De même, le ministère ne peut reporter sa responsabilité en matière de sécurité des écoles en renvoyant aux collectivités locales la mise en place de détecteurs de CO2 et de purificateurs d’air, si nécessaire, dans les classes. Un financement de l’État est nécessaire pour permettre à toutes les communes de pouvoir s’équiper.

Depuis le début de l’année, c’est une constante, le manque d’anticipation pour sécuriser nos écoles est criant, laissant ainsi la gestion de la crise aux équipes sur le terrain.

Une large intersyndicale, dont fait partie la FSU, s’adresse aux parlementaires afin de demander une correction du budget de l’Education nationale afin de débloquer des moyens pour l’école.

Le courrier intersyndical aux parlementaires

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Les organisations syndicales signataires souhaitent attirer votre attention sur la situation de l’école, déjà structurellement sous dotée, après un an et demi de crise sanitaire. En conséquence, elles demandent un collectif budgétaire afin de corriger dès à présent le budget de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public, insuffisant pour répondre aux besoins, et de préparer la discussion budgétaire de 2022 dans une perspective d’investissement massif dans l’éducation.

Les besoins créés par plus d’une année scolaire de fonctionnement du système éducatif perturbé par l’épidémie de Covid-19 sont énormes.

Nous demandons dans l’immédiat et en urgence les moyens d’assurer les remplacements et de faire face aux contraintes des protocoles sanitaires. Avec seulement quelques recrutements de personnels contractuels et d’AED, le ministère n’en a pas donné les moyens suffisants. Le remplacement continue à ne pas pouvoir être assuré correctement et on demande aux personnels en place d’en faire toujours davantage. Nous demandons a minima le réemploi des contractuel.le.s recruté.es dans le cadre de la crise sanitaire.

Par ailleurs, il est inacceptable que la rentrée 2021 se prépare toujours avec des moyens humains insuffisants particulièrement du fait de la suppression de 1800 emplois dans les collèges et lycées. Nous demandons des créations de postes d’enseignantes et d’enseignants, de Psy-EN, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux, vie scolaire dans les écoles, les établissements et les services pour la rentrée de septembre, pour annuler les fermetures de classes et de postes, pour répondre aux inégalités qui se creusent, pour améliorer les conditions d’études et l’accompagnement des élèves afin que les conséquences de la crise sanitaire ne reposent pas sur la jeunesse, et pour pouvoir anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire.

Concernant les besoins de rénovation du bâti et d’équipement (travaux d’adaptation des locaux pour une meilleure aération, équipement en capteurs de CO2 ou en purificateurs d’air, etc.), le gouvernement doit agir en ce sens avec les collectivités territoriales et mobiliser le plan de relance.

L’école ne pourra fonctionner, à court et à long terme, sans moyens supplémentaires. Nos organisations syndicales considèrent qu’en l’état, le budget de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public ne sont pas à la hauteur de l’ambition éducative qui devrait être celle de la nation.

Nous vous prions de croire, Mesdames les Députées, Messieurs les Députés, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, en l’expression de nos sentiments respectueux